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La "monnaie sociale"

Une clé pour le partage des ressources ?
vendredi 18 juillet 2008

Voici un extrait du texte introductif à l’ouvrage de Jeremy Rifkin "La fin du travail" et qui présente une réflexion sur ce "qui permettrait aux gens d’échanger leur temps, leurs qualifications, et leur expertise au sein d’une activité non marchande qui construirait le capital social de la collectivité.".
Dans cet ouvrage "Jeremy Rifkin présente d’abord un constat : nous sommes entrés dans une nouvelle phase de l’histoire qui se caractérise par un déclin inexorable de l’emploi."

Voici le début de l’extrait sur ce sujet qui concerne une forme de "monnaie sociale". L’extrait entier est téléchargeable sous forme de fichier texte.

"Dans une étude sur l’activité du tiers secteur portant sur vingt-deux pays et menée par le Johns Hopkins University Center for Civil Society Studies, les chercheurs ont montré qu’en moyenne 28 % de la population consacrait du temps à des associations du secteur non marchand.

En fait, le tiers secteur est une économie parallèle. Sa mission est de créer du capital social, et non du capital financier. Les partisans de la société civile avancent, non sans raison, que sans l’économie sociale, l’économie de marché n’existerait pas. L’économie sociale est le secteur « moelle » (« core »), le lieu où les gens créent des liens formels et informels, des relations et des institutions pour prendre soin les uns des autres. C’est le lieu où les êtres humains établissent des liens de confiance réciproque qui leur permet de s’entendre et de s’engager dans des relations commerciales. Dans toute société, le capital social précède tou­jours le capital financier.

Mais, à mesure que la population humaine a augmenté et que les relations sociales sont devenues à la fois plus denses et plus dispersées, ce type de relations personnelles et intimes est devenu plus difficile à entretenir. Dans des communautés plus réduites et plus étroitement liées, la réciprocité est traditionnellement plus forte dans les rapports entre proches et avec les voisins. Il est habituel pour les individus d’apporter leur expertise et leur savoir pour aider quelqu’un d’autre. Mais les communautés humaines se sont développées sous la forme de villes gigantesques et se sont étendues jusqu’aux confins de lointaines banlieues. L’intimité a alors laissé place à l’anonymat, et le sens de l’obligation partagée et l’aide mutuelle en ont souffert.

L’affaiblissement de l’économie sociale a eu lieu parallèlement à l’essor de l’économie de marché, en partie parce que les mécanismes d’échange marchand reposent sur des comporte­ments fondés sur le conflit et le rapport à distance. L’argent, qui est un médium impersonnel, permet aux gens d’échanger leur temps et leur travail sans avoir à établir de rapport intime les uns avec les autres. (...) "

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Documents joints

J. Rifkin

18 juillet 2008
Document : Word
41.5 ko

La monnaie sociale


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